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25 Mar

Vivre avec le passé

Publié par Lart

Vivre avec le passé

Quel qu’il soit, heureux ou malheureux, le passé est toujours un espace dans lequel on se reconnaît, une bulle rassurante.
Mais le risque ?
Ne plus pouvoir s’en détacher.
Dès lors, on ampute une part de sa personnalité en restant sur ses acquis et en ne développant pas son potentiel.
Renoncer au passé, c’est en faire le deuil, un processus émotionnel qui se décline en plusieurs phases.
D’abord le déni : refuser de croire que ce qui a été ne sera plus.
Puis la colère : en "vouloir" au temps qui passe.
Ensuite la peur : « Que va-t-il se passer maintenant ?
Enfin l’acceptation, qui aboutit… au renoncement.
Les personnes qui vivent accrochées au passé n’arrivent pas à suivre ce processus, parce qu’elles refusent leurs émotions.
Cette attitude tient souvent à l’éducation que l’on a reçue enfant, c’est la petite fille à qui l’on a interdit de se mettre en colère ou le petit garçon à qui l’on a répété qu’un homme ne doit pas avoir peur.
Bien souvent, rester prisonnier de son passé est la preuve que certaines choses n’ont pas été réglées, qu’un fort traumatisme n’a pas été "digéré" à temps. Il nous tire vers l’arrière et nous empêche d’avancer.
Si le travail de deuil est toujours difficile à faire, c’est aussi parce qu’il renvoie à la notion de "finitude", de révolu et, par extension, à l’idée de notre propre mort. Mais aussi parce que, dans le cas de la disparition d’un proche, par exemple, on pense que "faire le deuil" reviendrait à "oublier", ce que l’on se refuse à faire. Inconsciemment, on s’efforce donc de faire survivre cet autre en restant tourné vers lui, dans le passé.
Derrière l’incapacité à tourner la page se cache une difficulté à "rompre", à "partir". Les psychanalystes l’apparentent à l’angoisse infantile de la rupture avec la mère, premier deuil auquel l’enfant est confronté.
Quand ce deuil n’a pas été correctement assimilé, on cherchera, à travers la régression, à se replonger dans cette relation fusionnelle, soit parce que l’on a le sentiment d’en avoir été privé, soit parce que, au contraire, on n’en est jamais sorti. L’absence, réelle ou symbolique, du père en est souvent la cause.
En effet, c’est lui qui, en s’interposant dans la relation mère-enfant, incite ce dernier à sortir de cette fusion pour se tourner vers le reste du monde. Et c’est donc lui qui, indirectement, l’aide à s’inscrire dans le présent et à se projeter vers l’avenir.
Qu’il vienne à manquer, et l’enfant restera "collé" symboliquement à sa mère. Adulte, il vivra avec l’idée qu’avant, c’était toujours mieux...

La nostalgie dépend d’une tendance naturelle à idéaliser le passé. L’endroit, l’ambiance, les sensations associées au souvenir sont magnifiés.
Revisiter les lieux qui nous hantent peut nous libérer de l’image idyllique que l’on en a gardé. Dans certains cas, ce sera aussi l’occasion de régler ses comptes avec d’autres éléments de ce passé et de repartir sur des bases saines et abandonner les pensées lie au passé.
VIVRE dans le passé tout comme VIVRE dans les regrets, vous prive de votre pouvoir personnel et vous condamne à vivre dans l’impuissance.
En effet, il est bien difficile d’avoir envie d’aller de l’avant, quand vous portez sur vos épaules un lourd sac à dos rempli de briques et des malheurs des autres en plus.
Chaque pas vous demande tellement d’efforts, qu’à la fin de la journée, vous êtes lessivé, amer, voir découragé.
Le problème si vous vivez constamment dans le passée c’est qu’en fait, vous êtes en train de passer à côté de votre vie. Vous n’êtes pas présent au présent.
Vous ruminer quelque chose sur laquelle vous n’avez plus aucun pouvoir, quelque chose qu’avec les temps, vous avez peut-être même déformé ou idéalisé, à force de repasser l’histoire en boucle dans votre tête.
Pendant ce temps, votre vie défile sans vous, puisque vous êtes davantage un spectateur qu’un acteur.

Une fois que vous avez accepté que le passé est le passé, la prochaine étape est de se rendre et finir avec le passé et les éléments perturbateurs du passé.
Prenez une grande respiration, levez le petit drapeau blanc de la capitulation, et prendre la décision d’aller de l’avant. Prendre la décision de laisser aller le passé et de s’engager à l’accepter pour ce qu’il est, comme une expérience d’apprentissage qui a façonnée qui vous êtes aujourd’hui.
Comme vous faites cela, vous devriez ressentir un sentiment de soulagement, comme une tonne de briques a été supprimée de votre dos...

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