Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
07 May

Les quatre nobles vérités du bouddhisme...

Les quatre nobles vérités du bouddhisme...

Ces quatre vérités sont la synthèse la plus brève des enseignements intégraux du bouddhisme spirituel puisque toutes les doctrines du Tipitaka y sont comprises. Ces vérités sont qualifiées de nobles car elles prétendent exprimer l'ensemble de la vérité universelle, et doivent mener à la libération complète et définitive des individus.

La première noble vérité : Dukkha

La première noble vérité est que l'existence conditionnée, l'existence que nous connaissons, est imbue de souffrances : la naissance est une souffrance, la vieillesse est une souffrance, la maladie est une souffrance, la mort est une souffrance, être uni à ce que l'on n'aime pas est une souffrance, être séparé de ce que l'on aime est une souffrance - et, finalement, les cinq agrégats d'attachement à savoir la forme, la sensation, la perception, la volonté et la conscience sont aussi des souffrances. Ce terme de souffrance est aussi traduit par l'insatisfaction, puisque ce qu'il désigne est bien au-delà de la douleur physique.
Le mot « dukkha » est souvent traduit par souffrance ou douleur ce qui est réducteur. Il revêt bien des significations dans l'enseignement du Bouddha, celles d'insatisfaction, d'imperfection, d'impermanence, de conflit, et de non substantialité. Chaque maître en expose un aspect : ainsi, Ajahn Chah la caractérisait par l'incertitude, tandis que pour Ajahn Brahm c'est "demander à la vie ce qu'elle ne peut nous donner". Le terme pali dukkha est donc couramment employé, faute de traduction adéquate.
Cette traduction « souffrance » vaut au bouddhisme la réputation d’être pessimiste, alors que le message du Bouddha est fondamentalement optimiste puisqu’il dit que l’on peut se libérer de cette insatisfaction ou souffrance.
La souffrance revêt trois aspects, la souffrance physique et mentale, la souffrance causée par le changement, la souffrance causée par le conditionnement. La souffrance imprègne tous les niveaux d'existence, des plus inférieurs aux plus élevés, y compris ce que l'on tient habituellement pour des états agréables : « ce que l'homme ordinaire appelle bonheur, l'être éveillé l'appelle dukkha »(Samyutta Nikâya.

La deuxième noble vérité : Samudaya
La deuxième noble vérité décrit l'origine ou l'apparition du dukkha(Dukkhasamudaya-ariyasacca). Les souffrances existent parce qu'il y a des causes qui entraînent leur apparition. Donc il est tout à fait logique de connaître quelles sont ces causes.

En raison de la Production conditionnée (Patticca-samuppāda), l'apparition (samudaya) de la soif (taṇhā) dépend de la sensation (vedanā), laquelle dépend elle-même du contact (phassa). Ainsi, la soif n'est pas la cause première de dukkha, mais elle constitue « la cause la plus palpable et la plus immédiate. La soif désigne l'attachement aux substances et aux impressions (dhamma-tanhā) qui peuvent produire la re-existence et le re-devenir (ponobhavikā). Le Bouddha a livré l'analyse suivante à Ratthapāla : « Le monde manque et il désire avidement il est esclave de la « soif ». C'est la soif et l'ignorance qui engendrent les trois racines du mal, ma convoitise, la haine et l'erreur, tout acte de la parole, du corps, ou de l'esprit, bon ou mauvais produit un fruit positif ou négatif pour son auteur.

La troisième noble vérité : Nirodha
La troisième noble vérité concerne la cessation ou l'« extinction » des souffrances. Ces souffrances sont réelles et elles ne cessent de nous tourmenter, nous sommes obligés de nous interroger sur les origines de ces souffrances. Une fois que les origines sont connues, on agit sur les causes pour les éradiquer, jusqu'à atteindre la libération finale. Selon le degré de cessation atteint, on obtient un des quatre stades de libération. Le bodhisattva, en revanche, retarde le plus possible la libération afin d'aider les êtres à se libérer.

La quatrième noble vérité : Manga
La quatrième noble vérité est celle du chemin (magga) menant à la cessation des souffrances. Ce chemin est le « noble sentier octuple » vision correcte, pensée correcte, parole correcte, action correcte, profession correcte, effort correct, attention correcte et contemplation correcte. Par la pratique simultanée des huit composantes du chemin (sans en omettre aucune), les bouddhistes pratiquants atteignent progressivement le « but » du chemin, le nirvāna.

Commenter cet article

À propos

Lifestyle by Cornelius