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15 Oct

Les maladies IST...

Il existe plus d'une trentaine d'IST.
Les IST sont provoquées par des agents infectieux. Il peut s'agir de virus, de bactéries ou de parasites.

Dans les pays développés, les IST et leurs complications font partie des cinq motifs les plus fréquents de consultation chez les adultes.
En France, les IST sont en augmentation depuis les années 1990, sans que les chiffres exacts ne soient toujours connus. Le recours au dépistage est en augmentation.

Les IST les plus fréquentes sont les suivantes.

Blennorragie-gonococcie


La blennorragie-gonococcie entraîne des brûlures et des écoulements au niveau de la vulve, du pénis ou de l'anus. Ces symptômes apparaissent entre deux à sept jours après le rapport sexuel contaminant. Ils peuvent s'accompagner de douleurs et de fièvre.

Le diagnostic est posé après analyse au laboratoire d’un prélèvement local de l'écoulement.

La blennorragie guérit lorsque le traitement est pris correctement.
Non traitée, elle entraîne des risques de stérilité chez la femme. L'enfant peut être contaminé lors de l'accouchement, si la mère.

Chlamydiose
La chlamydiose n'entraîne souvent aucun signe visible. Cependant, des brûlures ou des écoulements apparaissent parfois au niveau du pénis, de la vulve ou de l'anus. Ces signes peuvent s'accompagner de fièvre et de douleurs au niveau du bas-ventre et survenir une à deux semaines après le rapport sexuel contaminant.

Le diagnostic est confirmé par l'analyse de prélèvements. Ces prélèvements peuvent être réalisés dans le vagin ou sur l'endocol de l'utérus chez la femme, sur l'urètre chez l'homme ou sur un simple jet d'urine chez l'homme comme chez la femme.

Bien traitée, elle guérit sans difficulté. Toutefois, les récidives sont fréquentes dans les premiers mois.
Non traitée, elle peut être responsable de stérilité et de grossesses extra-utérines en raison des lésions tubaires qu'elle provoque. L'enfant peut être contaminé lors de l'accouchement, si la mère est infectée.

L'hépatite B
Le symptôme le plus commun d'une hépatite est la fatigue. Fièvre, douleurs musculaires et articulaires peuvent aussi être les premiers signes de l'hépatite virale B aiguë. Quelquefois, l'urine devient plus sombre et la peau prend une teinte jaunâtre (jaunisse).
L'hépatite B passe parfois totalement inaperçue, n'entraînant aucun signe visible. Cette IST peut apparaître deux à huit semaines après le rapport sexuel contaminant.
Le diagnostic est confirmé par une prise de sang.

L'hépatite B peut évoluer de deux façons vers :

la guérison après l'infection aiguë, dans la majorité des cas (plus de 90 %) ;
la chronicité, on parle alors d'hépatite B chronique. Elle est définie par la persistance du virus dans l'organisme plus de six mois. Dans 2 à 10 % des cas, elle nécessite un suivi au long cours et, parfois, un traitement. En l'absence de traitement, l'évolution vers la fibrose et la cirrhose du foie est possible.
L'herpès génital
L'herpès génital entraîne une éruption de petits boutons, ressemblant à des bulles, sur les organes génitaux (pénis, vulve, peau autour des organes génitaux, vagin, anus...). Les démangeaisons et les sensations de brûlures sont souvent douloureuses. Ces signes apparaissent une semaine ou plus après le rapport sexuel contaminant.

L'examen médical peut suffire pour poser le diagnostic de l'herpès génital. Il est parfois utile de réaliser une prise de sang ou un prélèvement sur les lésions pour confirmer le diagnostic.

Il est impossible, à l'heure actuelle, d'éliminer ce virus de l'organisme. L'évolution se fait par crises qui ont plutôt tendance à s'espacer au fil des années.
La contamination de l'enfant lors de l'accouchement, si la mère est infectée, est la principale complication de l'herpès génital.

Mycoplasmes et trichomonase
Ces germes sont à l'origine d'écoulements par le vagin, le pénis ou l'anus, ainsi que de démangeaisons et de brûlures, susceptibles d'apparaître une semaine après le rapport sexuel contaminant.

Un prélèvement local de l'écoulement est envoyé au laboratoire pour analyse et permet le diagnostic.

Bien traitées, ces infections guérissent. Toutefois, les récidives ne sont pas rares.
Non traitées, ces IST peuvent entraîner des infections génitales à l'origine de stérilité, de grossesses extra-utérines en raison des lésions tubaires .

Infection à papillomavirus
La majorité des personnes contaminées éliminent spontanément les papillomavirus sans développer les signes de l'infection.
D'autres les hébergent et sont sujettes à la formation de condylomes, petites verrues situées sur les organes génitaux (vulve, verge, anus et sur la peau autour de ces organes).
Ces condylomes peuvent apparaître une à huit semaines après le rapport sexuel contaminant.
Le diagnostic est posé lors de l'examen médical.
Un frottis peut être utile pour affirmer le diagnostic.
Les condylomes, ou verrues génitales, sont souvent difficiles à éradiquer. Le traitement local doit être repris plusieurs fois.
En l'absence de traitement, la principale complication est le cancer du col de l'utérus.
Le frottis du col de l'utérus doit être fait régulièrement (tous les trois ans). Il permet de dépister précocement les lésions précancéreuses ou les cancers du col de l'utérus et, donc, de les traiter rapidement. La seconde complication est la transmission du virus à l'enfant lors de l'accouchement.

Syphilis

La syphilis débute par une petite plaie non douloureuse, le chancre. Par la suite, elle peut entraîner des éruptions sur la peau et les muqueuses. L'éruption est indolore, ne démange pas et ne brûle pas. Les premiers signes de syphilis apparaissent deux à quatre semaines après le rapport sexuel contaminant.

Le diagnostic est confirmé par une prise de sang.

Correctement traitée, elle guérit. Sans traitement, elle peut entraîner des complications importantes : atteinte du cerveau, des nerfs, du cœur, des artères et des yeux. Par ailleurs, une femme infectée peut transmettre l'infection à son nouveau-né.



VIH/Sida
La contamination du VIH passe le plus souvent inaperçue (absence de symptômes). Mais elle peut se manifester par l'apparition de fièvre, une éruption, de la fatigue ou une diarrhée. Ces signes peuvent survenir 15 jours après le rapport sexuel contaminant.

Le SIDA (syndrome d'immunodéficience acquise) peut se déclarer entre quelques mois et plusieurs années après la contamination.

Le diagnostic est confirmé par une prise de sang.

Grâce au traitement, la personne porteuse du VIH ne présente pas de symptômes, mais reste porteuse du virus.
En l’absence de traitement, l'évolution du VIH/Sida entraîne un affaiblissement du système immunitaire et une vulnérabilité accrue aux diverses infections.
Une femme infectée peut transmettre l'infection à son nouveau-né...

Les maladies IST...
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