Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
06 Jun

Le Hoʻoponopono

Publié par Lart

Le Hoʻoponopono, ho-o-pono-pono, parfois traduit en « remettre les choses en ordre », « rétablir l'équilibre » est une tradition sociale et spirituelle de repentir et de réconciliation des anciens Hawaïens. Des coutumes identiques de thérapie familiale se retrouvent aussi dans toute la région de l'océan Pacifique. Le hoʻoponopono traditionnel était dirigé par un ou une kahuna lāʻau lapaʻau, prêtre guérisseur, pour guérir les maladies physiques ou psychiques au sein des groupes familiaux.
La plupart des versions modernes sont conçues de telle façon que chacun puisse le faire seul.

Dans le Hawaiian Dictionary hoʻoponopono est défini comme une purification spirituelle, une réunion familiale, durant laquelle les relations sont rétablies par des prières, l’acte de contrition, la repentance et le pardon mutuel.
Le mot hoʻoponopono se compose de hoʻo qui signifie "commencer une action" et pono qui signifie "bonté, honnêteté, moralité, qualités morales, actions correctes et justes, excellence, prospérité, attention, utilité, état naturel, devoir, juste, équitable, droit, approprié, détendu, soulagé, devrait, aurait, doit, nécessaire", ponopono signifie "remettre en ordre; juste, retravaillé, harmoniser, corriger, régulariser, ordonner, nettoyer, ranger, agir correctement".
En Polynésie, beaucoup de cultures croient qu’un mauvais comportement personnel haraou hala, est la cause des maladies.
Certains croient que cela fâche les dieux, d’autres croient que cela attire les dieux méchants et d’autres cultures encore croient que les sentiments de culpabilité dus aux mauvaises actions rendent malade.
Cependant, dans la majorité des cas des rites de pénitence étaient exécutés pour racheter une faute, ce qui évitait d’accumuler les erreurs.
Sur les îles Vanuatu au sud-ouest de l’Océan Pacifique, les habitants croient que les maladies sont causées habituellement par un faux-pas sexuel ou par la colère.
Si tu es fâché durant deux ou trois jours, un malaise ou une maladie apparaîtra, disait un de leurs sages.
La thérapie pour soigner la maladie consiste pour le malade ou un membre de la famille à reconnaître la faute.
Si personne ne reconnaît la faute, le patient pourrait mourir. Les habitants de Vanuata croient, que c’est ce qui est caché, qui donne le pouvoir à la maladie. Lorsque la faute est reconnue, elle n’aurait plus de pouvoir sur la personne.
Beaucoup d’insulaires, y compris les Hawaïens, les habitants de Tikopia aux îles Salomon et de Rarotonga aux îles Cook, croient que les erreurs commises par les parents peuvent se répercuter sur leurs enfants.
Lorsqu’un enfant est malade, les parents sont suspectés de disputes ou de mauvais comportements. À part les maladies, le désordre social, selon la gravité, peut causer l’infertilité du propre jardin ou du pays ou même apporter des catastrophes. L’harmonie ne peut être retrouvée sans la reconnaissance de la faute et la demande de pardon.
La version de Simeona a été influencée par son éducation chrétienne (protestante et catholique) ainsi que par ses études philosophiques sur l’Inde, la Chine et Edgar Cayce.
Elle a relié la tradition hawaïenne avec des prières au Créateur Divin et décrit : autrement que ce qui est connu dans la culture polynésienne, les problèmes comme le résultat du karma négatif, ou que l’on doit vivre soi-même ce que l’on a fait subir aux autres, en conséquence on est le créateur des circonstances de sa propre vie.
Tout mauvais comportement est gravé dans la mémoire de la personne ainsi que dans celle de chaque être et objet, qui sont présents lorsque ces causes se sont passées.
Elle écrivit : « Car la loi de cause à effet sévit sur chaque être vivant à chaque moment, le but principal de son procédé est de se libérer des expériences malheureuses et négatives vécues dans les réincarnations passées et d’effacer sans surmenage les chocs psychiques gravés dans la mémoire.
Les liens karmiques avec les personnes, objets ou lieux empêcheraient un développement libre, pour cette raison,la purification spirituelle est nécessaire à l’évolution de la conscience. Son procédé en 14 étapes dissoudrait ces liens karmiques.
Simeona refusait les mantras ou les exercices de conditionnement mental.

Selon son enseignement, il existe un Créateur Divin qui s’occupe des prières altruistes.
Lorsque la phrase c’est accompli est utilisée à la fin d’une telle prière, cela signifie que le travail de l’Homme est terminé et celui de Dieu commence.

Bien que le mot hoʻoponopono ne fût pas utilisé, des historiens hawaïens rapportent une croyance selon laquelle les maladies apparaissaient lorsque les lois spirituelles ou tabou étaient violées et que la maladie ne pouvait être guérie tant que le malade ne se soumettait pas à une pénitence, souvent avec le soutien d’un ou d’une kahuna pule, guérisseur par la prière ou d’un kahuna lāʻau lapaʻau guérisseur par les plantes.
Le pardon était donné par les dieux ou par la personne avec qui on était en conflit.

Le Hoʻoponopono
Commenter cet article

À propos

Lifestyle by Cornelius