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14 Sep

La sorcellerie en Afrique

La sorcellerie en Afrique

En Afrique subsaharienne, l’héritage ancestral ou parental le plus couramment transmis à la descendance, de génération en génération, est la sorcellerie. Caractérisée par les activités des esprits maléfiques assimilables à de véritables matons, elle a pour objectif d’empêcher la réussite, l’épanouissement d’un membre de la famille, d’un tiers ou d’ôter la vie.
Cet art démoniaque est devenu au fil du temps le domaine d’excellence par exemple des personnes bantous du Cameroun, du Congo Brazzaville, de la RD Congo, de la Centrafrique, du Gabon, du Bénin, du Togo...
La propension à faire le mal à autrui est tellement élevée qu’il ressort de certaines études que 2 subsahariens sur 3 rencontrés dans la rue ont hérité, consciemment ou non, de cette méchanceté.
D'après plusieurs sources concordantes, la sorcellerie est une réalité africaine, c'est-à-dire qu'elle est très présente dans les mentalités en Afrique. Elle est un des faits de société les plus redoutés sur le continent. Comme en Côte d'Ivoire où l'on définit la confrérie des sorciers comme une secte solidaire dont l'objectif principal est de nuire. Généralement, ceux et celles qui deviennent sorciers passent par une école de la sorcellerie. Il s'agit d'une structure bien organisée, une communauté secrète de vie.

Les sacrifices humains font partie du côté obscur de la sorcellerie en Ouganda, ils sont en forte augmentation ces dernières années. Les victimes de ces sacrifices sont souvent des enfants impubères. Leur sang, leurs organes sexuels et parfois d'autres parties de leur corps sont exigés par certains sorciers qui promettent à leurs clients un enrichissement rapide. Chose étonnante. Aujourd'hui encore en Afrique, on adore les bois, les eaux, on fait des sacrifices humains quelquefois pour avoir de l'argent ou pour pouvoir enfanter par exemple.

Certes, l'église se montre inefficace dans sa lutte traditionnelle contre ce fléau qu'est la sorcellerie africaine, ce phénomène étrange, mélange de pratiques occultes et de rituels maléfiques qui sévit en Afrique. Tout porterait à croire qu'il figure parmi les plus terrifiants et meurtriers désordres socio-culturels qui ravagent les sociétés. En effet, malgré le développement de l'instruction et la diffusion du savoir moderne, la croyance dans la réalité de la sorcellerie reste très tenace. Ancrée dans l'inconscient collectif des Africains.
La sorcellerie demeure un fléau pour l'Afrique.

Dans les traditions africaines, il y a trois différents types de personne qui pratiquent la magie. La thakatha est habituellement traduit comme la sorcière, et est considérée comme un personnage malveillant qui pratique secrètement afin de nuire à autrui. Le sangoma est un devin, parfois un diseur de bonne aventure, dont les services sont requis pour détecter la maladie, prédire le futur, voire identifier le coupable d'un méfait. Il a également quelques notions de médecine. Enfin, le inyangaest souvent traduit par le terme guérisseur bien que de nombreux Sud-Africains remettent en cause cette traduction, puisqu'elle perpétue l'idée erronée d'un guérisseur recourant à la magie. La tâche du inyanga est de conjurer le mauvais sort et de fournir à ses clients les gris-gris nécessaires. Parmi ces trois personnages, la thakatha est presque toujours femme, le sangoma est habituellement une femme, tandis que le inyangaest presque toujours un homme.

La sorcellerie fait appel à des forces primitives où le sorcier pratique la magie cérémonielle instrumentale dagydes, voults, objets chargés, utilisant en général des parties du corps de la victime cible(cheveux, ongles, salive, sang, sperme ou des objets intimes lui appartenant slip, mouchoir, protections menstruelles. L'effet de ces travaux occultes est l'envoûtement. Il peut aller de la simple mise en demeure à l'envoûtement de mort.

On est souvent sorcier ou sorcière de naissance, la sorcellerie est héréditaire, on appartient à un monde à part, inversé, totalement solidaire, très redoutable, celui des puissances. Cette sorcellerie s'oppose à l'ordre établi, à la religion dominante. Ses rites font appel à des méthodes dangereuses, transe, hypnose, drogues, poisons, qui peuvent provoquer chez l'adepte fragile, une sorte d'état second, que les théologiens appellent la possession démoniaque, état au demeurant fort rare.

La sorcellerie, de manière générale, englobe les pratiques magiques en vue d'exercer une action sur une personne, un animal ou un lieu.
Les moyens de cette action sont la suggestion, le sort, l'envoûtement.... L'outil principal du sorcier, c'est la parole, le verbe. Le sorcier est un mage il pratique la magie, celle qui envoûte … En fait, la sorcellerie ne se limite pas à la pratique de la magie noire, elle comporte aussi les notions de magie blanche et d’autres formes de magies...

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