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13 Aug

La sorcellerie...

La sorcellerie...

La sorcellerie désigne une certaine forme de magie, dans laquelle le sorcier ou la sorcière travaille avec les énergies globales, que ce soit celles des plantes, des cycles lunaires, des saisons ou même des entités. Selon les cultures, la sorcellerie fut considérée avec des degrés variables de soupçon voire d'hostilité. La religion considèrent toute forme de magie comme de la sorcellerie et la proscrivent. Elles opposent le caractère sacré de leurs propres rituels aux pratiques de la sorcellerie.

La sorcellerie est un terme controversé et son histoire est complexe. Selon le contexte et le milieu culturel dans lequel ce mot est employé, il désigne des idées différentes. Chaque société possède ses propres conceptions en matière de tradition, de croyance, de religion, de rites, de rapport à l'au-delà et à la mort et d'esprits bons ou mauvais, il est parfois impossible de trouver un équivalent d’une culture à l’autre.

La sorcellerie est l'accusation portée à l'encontre de ceux qui utilisent des moyens surnaturels pour un usage réprouvé par une majorité de la société. Les croyances en ce type de praticiens de la magie se sont rencontrées dans la plupart des sociétés humaines. De telles accusations ont parfois mené à des chasses aux sorcières.Dans d'autres sociétés, les chamans ou les griots étaient non seulement bien acceptés en tant que praticiens des rituels traditionnels et d'intercesseurs avec les forces et les énergies de l'invisible, mais respectées, parfois craints, et souvent placés en positions socialement dominantes.

Pour les religions monothéistes (principalement le judaïsme, le christianisme et l'islam), la sorcellerie fut souvent condamnée et considérée comme une hérésie. La notion de sorcellerie prit une grande importance pour les catholiques et les protestants à la fin du Moyen Âge. À cette époque la sorcellerie a progressivement été assimilée à une forme de culte du Diable. Des accusations de sorcellerie ont alors été fréquemment combinées à d'autres charges d'hérésie contre des groupes tels que les Cathares et les Vaudois. Certains groupes anciens ou modernes se sont parfois plus ou moins ouvertement réclamés d'un culte "sataniste" dédié au mal.

Le sorcier est « Celui, celle qui passe pour avoir fait un pacte avec le diable, à l'effet d'opérer des maléfices, et pour aller à des assemblées nocturnes dites sabbat », le sorcier est un jeteur de sort, recourant à la magie. Il peut être "spécialiste" d'un domaine, telle la communication avec les esprits, généralement de défunts on parle alors plus volontiers de mage ou de voyant. C'est aussi un personnage maléfique.
La sorcellerie est communément appliqué aux pratiques visant à influencer les énergies d'une personne, d'un lieu, d'un objets, etc.

Dans le Tanakh, c'est-à-dire la bible hébraïque (Ancien Testament), les références à la sorcellerie sont nombreuses ; les fermes condamnation de la pratique n’y sont pas tant basées sur la suspicion de supercherie, mais bien sur la notion que la magie en elle-même est une pratique abominable. (cf. Deutéronome 18:10–11 « Qu'on ne trouve chez toi personne (…) qui exerce le métier de devin, d'astrologue, d'augure, de magicien, d'enchanteur, personne qui consulte ceux qui évoquent les esprits ou disent la bonne aventure, personne qui interroge les morts. », Exode 22:17, « Tu ne laisseras point vivre la magicienne. »).

Le récit de Saul rendant visite au sorcier de En Dor (I Samuel 28) nous montre qu’il croit fermement en l’évocation, par le sorcier, de l’ombre de Samuel. Enfin, d’après le Lévitique 20:27, « Si un homme ou une femme ont en eux l'esprit d'un mort ou un esprit de divination, ils seront punis de mort ; on les lapidera : leur sang retombera sur eux. »

L’islam reconnaît la réalité de la magie ou sorcellerie (Sihr ), de la voyance, de la divination et de l’astrologie qu’il interdit formellement (Coran, 2 : 102). Il les juge maléfiques. Les sorciers et les devins sont accusés de renier Dieu, nier son unicité (tawhid ) et ses attributs, ces pratiques sont considérées comme des pêchés majeurs relevant de l’associationnisme (shirk ) et de la mécréance (kûfr ).

La pratique en elle-même est semblable à celle en usage dans d’autres cultures. Elle s’apparente à des rites occultes et sataniques, elle consiste en des offrandes et des sacrifices d’animaux destinés au démon, à l’utilisation d’amulettes protectrices, de pentagrammes et d’incantations inintelligibles. Le sorcier se mettant sous l’égide du diable et des démons, fait appel à des forces du monde de l‘invisible (Alam al ghayb ) tels que les mauvais génies afin de lancer ses sortilèges jusqu'à semer la désunion entre l'homme et son épouse.

Ces sorts qui sont accusés de causer de graves troubles d’ordre psychologique, psychique, physique, relationnel et émotionnel ne peuvent être annulés qu'à l'aide d'une ruqya (lecture du Coran) tel que le recommandent la sunna et le Coran.

Les juifs ont souvent été perçus comme sorciers dans l'Europe du Moyen Âge, et persécutés à ce titre durant les siècles de chasse aux sorcières. Mais la grande majorité d'entre eux, perçoivent la pratique de la sorcellerie comme une forme d'idolâtrie, et donc une offense au judaïsme et à son Dieu. Cependant, un petit groupe de juifs orthodoxes, qui étudient la Kabbale, croit en la magie. Dans la pratique, les rituels sont très différents de la sorcellerie « traditionnelle », mais le fondement (utiliser des forces surnaturelles pour influer sur le monde physique) reste identique.

Le continent africain connaît un large éventail de pratiques et de représentations sorcellaires. Le terme de guérisseur, souvent proposé pour traduire différents termes vernaculaires tels que inyanga, nganga, "tradi-praticien", etc., fait souvent l'objet de surinterprétation pour devenir « celui qui soigne en ayant recours à la magie », loin de son sens strict de « celui qui diagnostique et soigne les maux causés par la magie ». Les combinaisons de représentations et de pratiques diffusées par l’Église catholique romaine et des traditions et pratiques religieuses ouest-africaines ont directement contribué à l’émergence de certaines formes de syncrétisme religieux que l’on remarque en Amérique latine, avec des pratiques, entre autres, comme le Vaudou, l’Obeah, le Candomblé ou la Santeria.

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