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05 Jul

L'herpès génital

Publié par Cornelius

L’herpès génital est une infection transmissible sexuellement (ITS) caractérisée par l’apparition de petites vésicules douloureuses sur les organes sexuels.
Ces vésicules sont transparentes et remplies de liquide.
Les symptômes se manifestent par poussées. Les vésicules sont visibles durant 5 à 10 jours, puis disparaissent souvent pour plusieurs mois avant de réapparaître.
L’herpès génital est une infection chronique et il est impossible de se débarrasser du virus.
Par contre, des traitements réussissent à en soulager les symptômes et à réduire la fréquence des poussées.
L’herpès génital est une catégorie particulière d’herpès. Il est provoqué par un virus de l’herpès simplex (VHS). Les virus herpès simplex sont une grande famille de virus pouvant causer des infections à divers endroits du corps, aux organes génitaux l’herpès génital, dans la bouche ou sur les lèvres l’herpès labial.
Le plus souvent, c’est le virus herpès simplex de type 2 (VHS-2) qui est responsable de l’herpès génital, tandis que l’herpès labial est plus souvent causé par le VHS de type 1 (VHS-1).

La majorité des infections surviennent à l’âge adulte, vers 20 ans à 40 ans. Au Canada, environ 1 personne sur 5 est atteinte d’herpès génital. En Europe, l’herpès génital est nettement moins répandu. Par contre, il est très commun en Afrique, où de 30 % à 40 % des gens sont infectés et même jusqu’à 90 % dans certaines populations.
Pour ce qui est de l’infection génitale à HSV-1, estimé en 2012 que 140 millions de personnes de 15 à 49 ans en étaient atteintes dans le monde, mais la prévalence variait beaucoup selon les régions.

* 20 % des personnes infectées n’ont pas de symptômes et ignorent qu’elles sont porteuses du virus et qu’elles sont donc contagieuses de façon imprévisible.
* 60 % des personnes infectées ont des symptômes, mais ne savent pas qu’elles souffrent d’herpès génital. Soit leurs symptômes sont mineurs, soit ils sont confondus avec ceux d’un autre problème, par exemple, pour la femme, une vaginite ou une irritation.
* Seulement 20 % des personnes infectées ont des symptômes et savent qu’elles souffrent d’herpès génital.

* Le plus souvent, l’herpès génital se transmet au moment de rapports sexuels vaginaux avec une personne infectée par le virus de l’herpès. Ce dernier entre dans le corps par des lésions microscopiques présentes sur la peau ou par les muqueuses.
* Le risque de transmission le plus élevé est au début d’une poussée d’herpès, lorsque les vésicules sont présentes, car le liquide qu’elles renferment contient des virus. Les lésions restent contagieuses tant qu’elles ne se sont pas complètement desséchées. Le virus peut se propager facilement au moment des rapports sexuels, même s’il n’y a pas de pénétration.
* Cependant, dans la majorité des cas, le virus de l’herpès génital se transmet lorsque la personne infectée ne présente pas de symptômes apparents. Une réactivation silencieuse peut survenir n’importe où entre la taille et le haut des cuisses, elle ne touche donc pas seulement les organes génitaux. Elle est la cause principale des nouvelles infections.
* Un rapport sexuel où il y a contact entre la bouche et le sexe peut causer la transmission du virus de l’herpès labial aux organes génitaux. L’inverse est aussi possible.
* On ne contracte pas l’herpès génital par contagion indirecte, en entrant en contact avec des objets utilisés par une personne infectée, comme le siège d’une toilette et des serviettes de bain, car le virus meurt rapidement une fois hors du corps. On ne peut pas non plus attraper ce virus par contact avec l’eau du bain et de la piscine. Il est cependant recommandé de ne pas partager son rasoir avec une personne infectée.

Une personne infectée peut voir le virus se propager d’une partie de son corps à une autre. Par exemple, le virus peut être transmis, par les doigts, des organes génitaux à la bouche ou aux yeux. Cela est très rare mais l’herpès oculaire peut entraîner la perte de la vue.

La première poussée. Les symptômes apparaissent de 2 à 6 jours après la contagion. Généralement, la première poussée provoque des symptômes plus intenses que les suivantes. En plus des vésicules, il peut y avoir de la fièvre, des maux de tête et de la fatigue. Les lésions herpétiques peuvent durer plus longtemps, jusqu’à 3 semaines. Dans plus de 20 % des cas, la première poussée est asymptomatique et passe donc inaperçue.
La période de dormance. Une fois les symptômes disparus, le virus remonte le long des nerfs situés à la base de la colonne vertébrale. Il se loge ensuite dans un ganglion, où il reste inactif jusqu’à ce qu’il soit réactivé, par exemple au moment d’un affaiblissement du système immunitaire.

Chez les personnes en bonne santé, l’herpès génital n’a habituellement pas de conséquences physiques sérieuses. Cependant, lorsque le système immunitaire est affaibli par une autre maladie, par exemple, les symptômes peuvent être plus graves et durer plus longtemps.
Le stress psychologique causé par l’herpès génital peut être difficile à vivre. Les personnes touchées peuvent éprouver de l’embarras à l’idée de parler de leur maladie et craindre de la transmettre à leur partenaire.
Cette infection a des conséquences profondes sur la vie intime et sexuelle, ce qui peut entraîner une dépression.

Au cours des deux dernières décennies, de nombreux efforts ont été faits pour tenter de développer un vaccin contre l'herpès oculaire et génital. Malgré des résultats prometteurs sur les études animales, les essais cliniques ont été décevants.

Les personnes infectées par le virus de l’herpès simplex courent plus de risque de contracter le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) si elles y sont exposées au cours de relations sexuelles.

L'herpès génital
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